martes, 3 de noviembre de 2009

comme c'est curieux, comme c'est bizarre, quelle coïncidence !

me gusta cuando me salen cosas que me gustan.
me gusta hablar ambiguamente.
como al chaboncito ese.
que esta ahí al lado del cosito ese chiquito.


Travail d’écriture : Écriture d’invention

(Un décor simple : au milieu une chaise, une petite table avec un verre d’eau et un tapis sombre, si possible verd, gris ou noir. Illumination légère et blanche au début qui finira verd bleuâtre et forte à la fin du prologue. Le Prologue est un homme haut, d’une veingtaine d’ans, pas très maigre, avec un smoking et une cravate verd pistache.)

Le Prologue

(Sortant de la coulisse de droite, les mains dans les poches, sifflottant. Il s’arrête au milieu, regarde la chaise puis le public. Il s’assoit, croise les jambes, boit une gorgée du verre d’eau [qu’il gardera dans la main], regarde sa montre et s’éclarci la gorge)

J’ai su que vous étiez ici pour un spectacle.

Pas n’importe lequel. Vous êtes ici parce que vous êtes un public exigeant, qui n’étanche sa soif d’émotions et de sensations qu’avec le mieux. (tend le verre d’eau au public) Qu’avec le mieux du mieux, la crème de la crème. Vous voulez voir sur scène un décor hors de norme, avec une architecture colossale, avec des effets de science fiction, des éclats, des lumières... Mais hélàs, mes chers amis, cela n’est qu’une partie de ce qu’est cette pièce. On a aussi... (il se tourne vers la gauche; les protagonistes sortent les uns derrière des autres, s’assoient par terre face aux spéctateurs) Des acteurs. Vouz voyez bien qu’ils sont comme nous, ils ont une peau, deux bras, deux jambes. Ils ont un nom aussi. (il parle aux acteurs maintenant, qu’ils sont immobiles) Mais aujourd’hui il se s’appeleront plus Grégoire, Clotilde, Marcel, Louis ou Marie. Juste pour cette nuit, il n’auront plus la peau morose et velue. Ils laisseront leur nature d’humains et se transformeront en monstres, en tanks vivants.. en... en Rhinocéros. (les acteurs se lèvent quand il finit de prononcer le mot)

(prend une autre gorgée d’eau)

Pourquoi viens-t-on au théâtre ? Pour tout voir, pour tout voir sur le plancher du scénario. Pour voir tout ce qu’il y a en nous dans le jeu des acteurs. On veut se voir reflété en Bérenger (l’acteur qui joue Bérenger se lève et une lumière verte l’illumine. Il semble presque ébloui). Avec son conformiste on voit le voisin, avec sa résistance on se voit dans nos plus beaux jours. Sa banalité touche paradoxalement les moins banaux des hommes... Avec la banalité des personnages on ressent qu’il n’est pas vraiment indespensable de faire défiler une bête hors de son habitat pour être absurde. (il marche vers la chaise où il s’assoit)

Je voudrais que vous, cher public, vous sortiez de cette salle avec quelquechose de nouveau. Je voudrais que cette pièce vous laisse une marque, une trace. Mais vous verrez... euh.. le metteur en scène n’a pas mi son meilleur effort dans le décor ! (rire étouffé)

La pièce pourrait bien être jouée dans une salle en blanc que les idées resteront des idées.

Jean sera toujours un homme adapté au système et un amant des règles. Bérenger sera toujours son ami le conformiste et le dérréglé. Daisy est condamné à être la blonde qui suit la masse. Et Dudard... bon.. Dudard purra changer son extérieur, mais dans le fond, il reste le même collège de Bérenger, celui qui, malgré tous les diplômes demeurera vide.

Je souhaiterais aussi que mes paroles vous servent à mieux vous enterrer dans cette oeuvre. (il pose le verre sur la tableet se redresse dans la chaise)

Je voudrais que vous voyez l’essence des personnages, que vous puissiez voir à travers la barrière physique des acteurs.

Qui est, en réalité Bérenger ? Jean ? Daisy ? Dudard ? Mr. Papillon ? Le Logicien ? Le vieux monsieur ? (au fur et à mesure qu’il prononce les noms, les acteurs correspondants se lèvent et laissent la scène par la droite)

Ne vous planquez pas dans la séduisante simplicité des faits.

Ici, on est dans une réalité contemporéene qui va au delà de toute réalité contemporéene. On est ici, mais on est nulle part. On est là-bas, mais on est juste à côté.

On ne sait pas de ce qu’on vous parle.... mais en même temps, on le connait par coeur et on veux vous trasmettre un tas de choses...!

(pause « réflexive »)

On va vous présenter l’histoire et le devenir d’un jeune homme, simple, banal, dépourvu d’originalité, ordinaire, commun, courant, anodin, habituel, impersonnel, inintéressant, insignifiant, insipide, plat, stéréotypé, trivial, vulgaire,

pas plus vieux que moi, d’ailleurs et celle de ses proches et de son village..

On verra ensemble comment l’histérie en masse peut se répandre à la vitesse de la lumière, ou, pour mieux dire, à la vitesse d’un galop de pachyderme.

Nous pourrons constater qu’est-ce qui se passe avec l’arrivée d’un rhinocéros dans une petite ville de rien du tout perdue dans un vaste monde..

...d’un rhinocéros... ou deux rhinocéros ... ou trois rhinocéros, ou bien quatre rhinocéros, et pourquoi pas cinq rhinocéros ? de même six rhinocéros ! et lorsque que l’on y est, sept rhinocéros !! huit rhinocéros ! neuf, dix, onze, quinze, vingt, cent, deux-cent, mille rhinocéros !!!! (avec chaque nombre de rhinocéros la voix du Prologue est étouffée par des barrissements et des galops de rhinocéros. Quand le bruit est insupportable, rideau et transition avec la pièce.)

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