miércoles, 7 de abril de 2010

·XLIV·
- Reversibilité -

Ange plein de gaieté, connaissez-vous l'angoisse,
La honte, les remords, les sanglots, les ennuis,
Et les vagues terreurs de ces affreuses nuits
Qui compriment le coeur comme un papier qu'on froisse?
Ange plein de gaieté, connaissez-vous l'angoisse?

Ange plein de bonté, connaissez-vous la haine,
Les poings crispés dans l'ombre et les larmes de fiel,
Quand la Vengeance bat son infernal rappel,
Et de nos facultés se fait le capitaine?
Ange plein de bonté connaissez-vous la haine?

Ange plein de santé, connaissez-vous les Fièvres,
Qui, le long des grands murs de l'hospice blafard,
Comme des exilés, s'en vont d'un pied traînard,
Cherchant le soleil rare et remuant les lèvres?
Ange plein de santé, connaissez-vous les Fièvres?

Ange plein de beauté, connaissez-vous les rides,
Et la peur de vieillir, et ce hideux tourment
De lire la secrète horreur du dévouement
Dans des yeux où longtemps burent nos yeux avide!
Ange plein de beauté, connaissez-vous les rides?

Ange plein de bonheur, de joie et de lumières,
David mourant aurait demandé la santé
Aux émanations de ton corps enchanté;
Mais de toi je n'implore, ange, que tes prières,
Ange plein de bonheur, de joie et de lumières!


Hay que ser mágico para escribir algo así de extraordinario, que se pueda leer de abajo para arriba cada verso y que siga siendo sublime.
No cualquiera en su más oscura depresión expresa su dolor, su spleen, sus visiones, su alegría, su idéal o su aburrimiento como esta mente perturbada y brillante.
Si tuviera algún artefacto para viajar al París de 1858 no dudaría ni un solo instante en ir a buscar a este genio maldito que es Charles Baudelaire. ¡Ni un solo instante!
cuando junte algo de efectivo me tatúo un F.D.M♦
he dicho!

viernes, 2 de abril de 2010

Le Monstre,

ou le Paranymphe d'une nymphe macabre

I
Tu n'es certes pas, ma très-chère,
Ce que Veuillot nomme un tendron.
Le jeu, l'amour, la bonne chère,
Bouillonnent en toi, vieux chaudron!
Tu n'es plus fraîche, ma très-chère,

Ma vieille infante! Et cependant
Tes caravanes insensées
T'ont donné ce lustre abondant
Des choses qui sont très-usées,
Mais qui séduisent cependant.

Je ne trouve pas monotone
La verdure de tes quarante ans;
Je préfère tes fruits, Automne,
Aux fleurs banales du Printemps!
Non! tu n'es jamais monotone!

Ta carcasse à des agréments
Et des grâces particulières;
Je trouve d'étranges piments
Dans le creux de tes deux salières;
Ta carcasse à des agréments!

Nargue des amants ridicules
Du melon et du giraumont!
Je préfère tes clavicules
A celles du roi Salomon,
Et je plains ces gens ridicules!

Tes cheveux, comme un casque bleu,
Ombragent ton front de guerrière,
Qui ne pense et rougit que peu,
Et puis se sauvent par derrière,
Comme les crins d'un casque bleu.

Tes yeux qui semblent de la boue,
Où scintille quelque fanal,
Ravivés au fard de ta joue,
Lancent un éclair infernal!
Tes yeux sont noirs comme la boue!

Par sa luxure et son dédain
Ta lèvre amère nous provoque;
Cette lèvre, c'est un Eden
Qui nous attire et qui nous choque.
Quelle luxure! et quel dédain!

Ta jambe musculeuse et sèche
Sait gravir au haut des volcans,
Et malgré la neige et la dèche
Danser les plus fougueux cancans.
Ta jambe est musculeuse et sèche;

Ta peau brûlante et sans douceur,
Comme celle des vieux gendarmes,
Ne connaît pas plus la sueur
Que ton oeil ne connaît les larmes.
(Et pourtant elle a sa douceur!)


II
Sotte, tu t'en vas droit au Diable!
Volontiers j'irais avec toi,
Si cette vitesse effroyable
Ne me causait pas quelque émoi.
Va-t'en donc, toute seule, au Diable!

Mon rein, mon poumon, mon jarret
Ne me laissent plus rendre hommage
A ce Seigneur, comme il faudrait.
«Hélas! c'est vraiment bien dommage!»
Disent mon rein et mon jarret.

Oh! très-sincèrement je souffre
De ne pas aller aux sabbats,
Pour voir, quand il pète du soufre,
Comment tu lui baises son cas!
Oh! très-sincèrement je souffre!

Je suis diablement affligé
De ne pas être ta torchère,
Et de te demander congé,
Flambeau d'enfer! Juge, ma chère,
Combien je dois être affligé,

Puisque depuis longtemps je t'aime,
Étant très-logique! En effet,
Voulant du Mal chercher la crème
Et n'aimer qu'un monstre parfait,
Vraiment oui! vieux monstre, je t'aime!

FDM, C.B

martes, 9 de marzo de 2010

Es muy siniestro cuando una canción describe con precisión lo que pensas.
_wuu

Don't worry 'bout me
Don't worry 'bout me
Oh oh oh
(2x)

Don't worry 'bout
Don't worry 'bout me

I want you baby
but you always lie
Always complaining or contemplating suicide

I want you baby
but you don't even try
Always complaining said a bye baby bye bye bye

Don't worry 'bout me
Don't worry 'bout me
Oh oh oh
(4x)

Don't worry 'bout
Don't worry 'bout me

When I saw you
I knew that I wanted you
But you're the kinda girl that you just can't get through to

Standin' by the corner in a mini skirt
You're the kinda girl that ya just can't forget

Now I'm sittin' here sad and blue
Thinkin' 'bout all that we been through
I gotta get away

Don't worry 'bout me
Don't worry 'bout me
Oh oh oh
(4x)

Don't worry 'bout,
Don't worry 'bout me

I want you baby
But you always lie

Always complaining
You make the tears fall from my eyes

I want you baby,
but you don't even try,
Always complaining said a bye baby bye bye bye

Don't worry 'bout me
Don't worry 'bout me...
Oh oh oh
(4x)

Don't worry 'bout,
Don't worry 'bout me

miércoles, 3 de marzo de 2010

ah ça ira

me cansé de estar pegada a gente boluda, garca, terca y falsa.
no se cambian actitudes así de la noche a la mañana, ni en meses, ni en dos años, ni en cinco, ni en un siglo.
y lo puedo ver con más claridad ahora con cierta distancia.
banco mis decisiones? siempre, y ahora decido despegarme de todo lo que me hace mal y centrarme en mis proyectos.
no quiero inutiles a menos de 25m de mi personita.

les chieurs, allez vous faire enculer et crevez!

Embriaguense

XXXIII - Enivrez-vous

Il faut être toujours ivre. Tout est là : c'est l'unique question. Pour ne pas sentir l’horrible fardeau du temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve. Mais de quoi? De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise. Mais enivrez - vous. Et si quelquefois, sur les marches d'un palais, sur l’herbe verte d’un fossé, dans la solitude morne de votre chambre, vous vous réveillez, l’ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l’étoile, à l'oiseau, à l’horloge, à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est ; et le vent, la vague, l'étoile, l'oiseau, l'horloge, vous répondront : "Il est l'eure de s’enivrer ! Pour n'être pas les esclaves martyrisés du temps, enivrez-vous sans cesse ! De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise.

C.B

sábado, 27 de febrero de 2010

]-∞ ;+∞[

je sens le vide]



Heureuse et malheureusement
qu'on s'est vu.
Heureuse et malheureusement
qu'on s'est connu.

Nous nous sommes tus,
heureux et malheureux.
Malheurs et bonheurs
ensemble on a vécu.

Heureuse et malheureusement
ça vaut bien la peine
de dire que je t'aime

Encore et toujours.



Heureuse et malheureusement, je t'aime.
27-01-10


c'est l'ironie, quoi.
en plus j'ai un super gros tas de trucs dans la tête qui me couvrent de merde jusqu'à la ceinture et qui m'empêchent de ramer quand vraiment je veux m'en sortir.
et pis y a toi, tu me fait chier, t'es le roi des cons au pays des emmerdeurs, mais tu me fais tellement de bien et je t'aime tellement qui me rend beaucoup plus difficile l'effort de te quitter.
je me sens un petit tas de merdouille impuissante et déchirable, et pour mieux me sentir je lis les fleurs de mon cher ami baudelaire qui m'accompagne toujours dans ces crises de plus en plus fréquentes. y a pleins de ses poésies qui me viennent à l'esprit en ce moment, pleins de vers seuls et dont je ne me rappelle plus d'où ils sortent.

Amante ou soeur, soyez la douceur éphémère
D'un glorieux automne ou d'un soleil couchant
·.♦·.
Puisque depuis longtemps que je t'aime,
Étant très logique! En effet,
Voulant du Mal chercher la crème
Et n'aimer qu'un monstre parfait,
Vraiment oui! Vieux monstre,
Je t'aime
·.♦·.

XXXI
Le vampire

Toi qui, comme un coup de couteau,
Dans mon coeur plaintif es entrée;
Toi qui, forte comme un troupeau
De démons, vins, folle et parée,

De mon esprit humilié
Faire ton lit et ton domaine;
— Infâme à qui je suis lié
Comme le forçat à la chaîne,

Comme au jeu le joueur têtu,
Comme à la bouteille l'ivrogne,
Comme aux vermines la charogne
— Maudite, maudite sois-tu!

J'ai prié le glaive rapide
De conquérir ma liberté,
Et j'ai dit au poison perfide
De secourir ma lâcheté.

Hélas! le poison et le glaive
M'ont pris en dédain et m'ont dit:
«Tu n'es pas digne qu'on t'enlève
À ton esclavage maudit,

Imbécile! — de son empire
Si nos efforts te délivraient,
Tes baisers ressusciteraient
Le cadavre de ton vampire!»

C.B.

miércoles, 24 de febrero de 2010


siento en mí un sentimiento de impotencia enorme que se suma a responsabilidades ajenas que asumo sin que se me pida. siento que a cada rato que pasa estoy más lejos de lo que quiero ser y que con cada día que vivo, más que acercarme a mi idéal me voy distanciando de a saltos gigantes por decisiones mal tomadas y malas respuestas a mi realidad.
no siento que la corriente y yo vayamos en el mismo sentido, algo debo estar haciendo mal para que todo esté al revez, algo debí haber pensado antes para mandarme a donde estoy -si es que pensé... o tal vez simplemente no tuve la capacidad para preveer las secuelas de mis decisiones.
más allá de todo eso, cuando me encarno tanto en situaciones o circunstancias en las que no tengo cartas que jugar; no sólo porque no me corresponda, sino porque no tengo herramientas para defenderme a la larga o a la corta; salgo masacrada emocionalmente y vulnerable al más mínimo cambio en el resto de los aspectos que hacen a mi vida. por más que trate de aislar cada bloque, todo se junta en algún punto, en mi punto de equilibrio y si algo me llega o me afecta corre como por una línea de pólvora hasta ese 'nudo harmonioso', perturbandome en cosas que nunca se me habrieran ocurrido conectar, para volar todo por los aires.
siento como si me hubieran hecho una lobotomía por lo impotente e inerte que soy◊

J'ai plus de souvenirs que si j'avais mille ans.

Un gros meuble à tiroirs encombré de bilans,
De vers, de billets doux, de procès, de romances,
Avec de lourds cheveux roulés dans des quittances,
Cache moins de secrets que mon triste cerveau.
C'est une pyramide, un immense caveau,
Qui contient plus de morts que la fosse commune.
— Je suis un cimetière abhorré de la lune,
Où comme des remords se traînent de longs vers
Qui s'acharnent toujours sur mes morts les plus chers.
Je suis un vieux boudoir plein de roses fanées,
Où gît tout un fouillis de modes surannées,
Où les pastels plaintifs et les pâles Boucher
Seuls, respirent l'odeur d'un flacon débouché.

Rien n'égale en longueur les boiteuses journées,
Quand sous les lourds flocons des neigeuses années
L'ennui, fruit de la morne incuriosité,
Prend les proportions de l'immortalité.
— Désormais tu n'es plus, ô matière vivante!
Qu'un granit entouré d'une vague épouvante,
Assoupi dans le fond d'un Sahara brumeux;
Un vieux sphinx ignoré du monde insoucieux,
Oublié sur la carte, et dont l'humeur farouche
Ne chante qu'aux rayons du soleil qui se couche.

C.B·


martes, 23 de febrero de 2010

TS2

T S2
spé SVT

Projects pour la Terminale S:
>couper au maxi ma vie sociale pour avoir une mention TB au BAC.
>avoir une mention TB au BAC.
>aprobar el Bachillerato.
>anotarme a Licenciatura en Ciencias Biológicas (y no arrepentirme).


on my own, here we go!

miércoles, 17 de febrero de 2010

happy bday


A este señor le quiero desear un feliz cumpleaños y darle las gracias por su música que suena conmigo hace más de 5 años.
Tiene mi admiración, mi respeto y mi gratitud.


(quiero dejar también un feliz cumple para mi abuela que hoy llega a los 93 años y otro para isa que nos recibió en madrid en su hogar :] )

lunes, 8 de febrero de 2010



Quand je mets à vos pieds un éternel hommage,
Voulez-vous qu'un instant je change de visage ?
Vous avez capturé les sentiments d'un coeur
Que pour vous adorer forma le créateur.
Je vous chéris, amour, et ma plume en délire
Couche sur le papier ce que je n'ose dire.
Avec soin de mes vers lisez les premiers mots,
Vous saurez quel remède apporter à mes maux.

Alfred de Musset

capo!