lunes, 21 de junio de 2010

tableau parisien hivernal


[...]

II est doux, à travers les brumes, de voir naître
L'étoile dans l'azur, la lampe à la fenêtre
Les fleuves de charbon monter au firmament
Et la lune verser son pâle enchantement.
Je verrai les printemps, les étés, les automnes;
Et quand viendra l'hiver aux neiges monotones,
Je fermerai partout portières et volets
Pour bâtir dans la nuit mes féeriques palais.
Alors je rêverai des horizons bleuâtres,
Des jardins, des jets d'eau pleurant dans les albâtres,
Des baisers, des oiseaux chantant soir et matin,
Et tout ce que l'Idylle a de plus enfantin.
L'Emeute, tempêtant vainement à ma vitre,
Ne fera pas lever mon front de mon pupitre;
Car je serai plongé dans cette volupté
D'évoquer le Printemps avec ma volonté,
De tirer un soleil de mon coeur, et de faire
De mes pensers brûlants une tiède atmosphère.

Paysage, Tableaux Parisiens, Les Fleurs du Mal
C.B.
mon deuxième hiver de l'année, ouais!
mais il y aura pas de neige.. on va s'emmerder..
de toute façon, on n'a pas le droit de s'enrhumer après les -15ºC qu'on a survécu!
bon.. bienvenus de retour mes chers gants, mon écharpe adorée, mon bonnet et ma veste en plumes.

miércoles, 2 de junio de 2010

mlle k

chaque fois que j'me met à verser
ma théière se met à parler :
"faut pas faut pas faut pas être si pressée"
trop tard trop tard j'déborde!!
ah la la la
va falloir encore rattraper!
mes débordements de fille stressée
"faut pas faut pas faut pas être si stressée"
trop tard trop tard j'déborde déborde.
ah là

pose-toi
bois un truc chaud
dehors il pleut assez des cordes et ça crie fort et sa déborde


déshabille-toi enlève tout ça
les habits tristes les avis les averses
qui mettent le doute mets-toi l'aise
éteins une seconde les braises..

J'PEUX PAS,
J'ARRIVE PAS!!!

ah la la la

viernes, 28 de mayo de 2010

·~♦_

·XXX·
De profundis clamavi

J'implore ta pitié, Toi, l'unique que j'aime,
Du fond du gouffre obscur où mon coeur est tombé.
C'est un univers morne à l'horizon plombé,
Où nagent dans la nuit l'horreur et le blasphème;

Un soleil sans chaleur plane au-dessus six mois,
Et les six autres mois la nuit couvre la terre;
C'est un pays plus nu que la terre polaire
— Ni bêtes, ni ruisseaux, ni verdure, ni bois!

Or il n'est pas d'horreur au monde qui surpasse
La froide cruauté de ce soleil de glace
Et cette immense nuit semblable au vieux Chaos;

Je jalouse le sort des plus vils animaux
Qui peuvent se plonger dans un sommeil stupide,
Tant l'écheveau du temps lentement se dévide!

lunes, 19 de abril de 2010

Mon coeur est un palais flétri par la cohue;

On s'y soûle, on s'y tue, on s'y prend aux cheveux!
- Un parfum nage autour de votre gorge nue !...

O Beauté, dur fléau des âmes, tu le veux !
Avec tes yeux de feu, brillants comme des fêtes,
Calcine ces lambeaux qu'ont épargnés les bêtes !

viernes, 9 de abril de 2010

Paris


quiero volver.
In Paris,
We piss in the streets.
In Paris,
We kiss who we meet.
In Paris,
We love what we eat.
In Paris,
We eat who we love.
In Paris,
That's how we do it in Paris.
In Paris,
You can crash your car
Down any boulevard.
In the metro
You think you're a star,
Someone ask you who you are.
In Paris,
The bigger stands,
And so many Americans,
With big eyes shout:"Now, look at me!"
And dies... And "C'est la vie, c'est lavie, c'est la vie".
That's what we call it !
In Paris,That's all we do in Paris.
In Paris,
We piss in the streets.
In Paris,
We kiss who we meet.
In Paris,
We love what we eat.
In Paris,
We eat who we love. In Paris,
That's all we do in Paris.
In Paris. In Paris. In Paris....

miércoles, 7 de abril de 2010

·XLIV·
- Reversibilité -

Ange plein de gaieté, connaissez-vous l'angoisse,
La honte, les remords, les sanglots, les ennuis,
Et les vagues terreurs de ces affreuses nuits
Qui compriment le coeur comme un papier qu'on froisse?
Ange plein de gaieté, connaissez-vous l'angoisse?

Ange plein de bonté, connaissez-vous la haine,
Les poings crispés dans l'ombre et les larmes de fiel,
Quand la Vengeance bat son infernal rappel,
Et de nos facultés se fait le capitaine?
Ange plein de bonté connaissez-vous la haine?

Ange plein de santé, connaissez-vous les Fièvres,
Qui, le long des grands murs de l'hospice blafard,
Comme des exilés, s'en vont d'un pied traînard,
Cherchant le soleil rare et remuant les lèvres?
Ange plein de santé, connaissez-vous les Fièvres?

Ange plein de beauté, connaissez-vous les rides,
Et la peur de vieillir, et ce hideux tourment
De lire la secrète horreur du dévouement
Dans des yeux où longtemps burent nos yeux avide!
Ange plein de beauté, connaissez-vous les rides?

Ange plein de bonheur, de joie et de lumières,
David mourant aurait demandé la santé
Aux émanations de ton corps enchanté;
Mais de toi je n'implore, ange, que tes prières,
Ange plein de bonheur, de joie et de lumières!


Hay que ser mágico para escribir algo así de extraordinario, que se pueda leer de abajo para arriba cada verso y que siga siendo sublime.
No cualquiera en su más oscura depresión expresa su dolor, su spleen, sus visiones, su alegría, su idéal o su aburrimiento como esta mente perturbada y brillante.
Si tuviera algún artefacto para viajar al París de 1858 no dudaría ni un solo instante en ir a buscar a este genio maldito que es Charles Baudelaire. ¡Ni un solo instante!
cuando junte algo de efectivo me tatúo un F.D.M♦
he dicho!

viernes, 2 de abril de 2010

Le Monstre,

ou le Paranymphe d'une nymphe macabre

I
Tu n'es certes pas, ma très-chère,
Ce que Veuillot nomme un tendron.
Le jeu, l'amour, la bonne chère,
Bouillonnent en toi, vieux chaudron!
Tu n'es plus fraîche, ma très-chère,

Ma vieille infante! Et cependant
Tes caravanes insensées
T'ont donné ce lustre abondant
Des choses qui sont très-usées,
Mais qui séduisent cependant.

Je ne trouve pas monotone
La verdure de tes quarante ans;
Je préfère tes fruits, Automne,
Aux fleurs banales du Printemps!
Non! tu n'es jamais monotone!

Ta carcasse à des agréments
Et des grâces particulières;
Je trouve d'étranges piments
Dans le creux de tes deux salières;
Ta carcasse à des agréments!

Nargue des amants ridicules
Du melon et du giraumont!
Je préfère tes clavicules
A celles du roi Salomon,
Et je plains ces gens ridicules!

Tes cheveux, comme un casque bleu,
Ombragent ton front de guerrière,
Qui ne pense et rougit que peu,
Et puis se sauvent par derrière,
Comme les crins d'un casque bleu.

Tes yeux qui semblent de la boue,
Où scintille quelque fanal,
Ravivés au fard de ta joue,
Lancent un éclair infernal!
Tes yeux sont noirs comme la boue!

Par sa luxure et son dédain
Ta lèvre amère nous provoque;
Cette lèvre, c'est un Eden
Qui nous attire et qui nous choque.
Quelle luxure! et quel dédain!

Ta jambe musculeuse et sèche
Sait gravir au haut des volcans,
Et malgré la neige et la dèche
Danser les plus fougueux cancans.
Ta jambe est musculeuse et sèche;

Ta peau brûlante et sans douceur,
Comme celle des vieux gendarmes,
Ne connaît pas plus la sueur
Que ton oeil ne connaît les larmes.
(Et pourtant elle a sa douceur!)


II
Sotte, tu t'en vas droit au Diable!
Volontiers j'irais avec toi,
Si cette vitesse effroyable
Ne me causait pas quelque émoi.
Va-t'en donc, toute seule, au Diable!

Mon rein, mon poumon, mon jarret
Ne me laissent plus rendre hommage
A ce Seigneur, comme il faudrait.
«Hélas! c'est vraiment bien dommage!»
Disent mon rein et mon jarret.

Oh! très-sincèrement je souffre
De ne pas aller aux sabbats,
Pour voir, quand il pète du soufre,
Comment tu lui baises son cas!
Oh! très-sincèrement je souffre!

Je suis diablement affligé
De ne pas être ta torchère,
Et de te demander congé,
Flambeau d'enfer! Juge, ma chère,
Combien je dois être affligé,

Puisque depuis longtemps je t'aime,
Étant très-logique! En effet,
Voulant du Mal chercher la crème
Et n'aimer qu'un monstre parfait,
Vraiment oui! vieux monstre, je t'aime!

FDM, C.B

martes, 9 de marzo de 2010

Es muy siniestro cuando una canción describe con precisión lo que pensas.
_wuu

Don't worry 'bout me
Don't worry 'bout me
Oh oh oh
(2x)

Don't worry 'bout
Don't worry 'bout me

I want you baby
but you always lie
Always complaining or contemplating suicide

I want you baby
but you don't even try
Always complaining said a bye baby bye bye bye

Don't worry 'bout me
Don't worry 'bout me
Oh oh oh
(4x)

Don't worry 'bout
Don't worry 'bout me

When I saw you
I knew that I wanted you
But you're the kinda girl that you just can't get through to

Standin' by the corner in a mini skirt
You're the kinda girl that ya just can't forget

Now I'm sittin' here sad and blue
Thinkin' 'bout all that we been through
I gotta get away

Don't worry 'bout me
Don't worry 'bout me
Oh oh oh
(4x)

Don't worry 'bout,
Don't worry 'bout me

I want you baby
But you always lie

Always complaining
You make the tears fall from my eyes

I want you baby,
but you don't even try,
Always complaining said a bye baby bye bye bye

Don't worry 'bout me
Don't worry 'bout me...
Oh oh oh
(4x)

Don't worry 'bout,
Don't worry 'bout me

miércoles, 3 de marzo de 2010

ah ça ira

me cansé de estar pegada a gente boluda, garca, terca y falsa.
no se cambian actitudes así de la noche a la mañana, ni en meses, ni en dos años, ni en cinco, ni en un siglo.
y lo puedo ver con más claridad ahora con cierta distancia.
banco mis decisiones? siempre, y ahora decido despegarme de todo lo que me hace mal y centrarme en mis proyectos.
no quiero inutiles a menos de 25m de mi personita.

les chieurs, allez vous faire enculer et crevez!

Embriaguense

XXXIII - Enivrez-vous

Il faut être toujours ivre. Tout est là : c'est l'unique question. Pour ne pas sentir l’horrible fardeau du temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve. Mais de quoi? De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise. Mais enivrez - vous. Et si quelquefois, sur les marches d'un palais, sur l’herbe verte d’un fossé, dans la solitude morne de votre chambre, vous vous réveillez, l’ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l’étoile, à l'oiseau, à l’horloge, à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est ; et le vent, la vague, l'étoile, l'oiseau, l'horloge, vous répondront : "Il est l'eure de s’enivrer ! Pour n'être pas les esclaves martyrisés du temps, enivrez-vous sans cesse ! De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise.

C.B